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A 18 ans, le bac en poche, je suis partie en Australie pour six semaines, dont quatre à Melbourne et deux à Hobart. Si je ne suis pas bibliothécaire aujourd'hui, c'est à cause de ce voyage. Si j'ai posé mes valises dans des pays au nom imprononçable ou à la météo indécente, c'est à cause de ce voyage.
J'en rêvais. Le pays des kangourous et des koalas. L'hiver en été. Et c'est tout. Je n'attendais absolument rien de ce pays, tellement lointain que tout me semblait possible sur place.
Et tant mieux car ce voyage a été à la fois l'accomplissement d'un rêve et la porte ouverte à un nouveau monde.
Je suis partie seule, mais j'étais attendue sur place, par la famille d'une jeune australienne que ma famille avait hébergé quelque temps. Mais surtout par celle qui a été ma "host sister" et avec qui j'ai eu de nombreux fou-rire en France et qui m'a fait découvrir sa région. Grâce à elle j'ai découvert une facette de l'Australie que je n'aurai jamais saisi sans elle.
Malgré tout je me suis sentie fière d'avoir été si loin, seule, avec un anglais de cuisine. Je me souviens des 9km fait pour aller visiter le zoo de Melbourne car je ne trouvais pas le bon bus et que j'ai donc fait le trajet à pied. Et de la liberté qui accompagnait chacun de mes pas. C'était mon voyage, je pouvais organiser moi-même mes journées, me créer mes souvenirs.
Ce n'était pas mon premier voyage seule, c'était le premier hors de l'Europe. Ce n'était pas la grande aventure (tout avait été plannifié avant mon départ), ce n'est même pas une destination surprenante. Mais c'est celui qui a confirmé l'envie que j'avais depuis toujours : voyager.
Pendant l'année qui a suivi, j'ai laissé tombé l'IUT et travaillé comme fille au pair. Cette année là et les suivantes, alors que j'hésitais à me lancer seule dans un projet (souvent de voyages), je sais que je me disais à chaque fois "j'ai été en Australie toute seule, ça ce n'est rien". Car je suis une trouillarde, j'ai souvent besoin d'un coup de pied au derrière et encore plus d'une carrotte devant moi. Alors ces six semaines, avec mon anglais très scolaire, mes deux mains gauches, mon sens de l'orientation pourri et ma timidité maladive ont été la meilleure chose qui puisse m'arriver. Je dois beaucoup à mon périple australien et avant tout de croire en mes rêves et en moi-même (je ne suis pas encore une pro de la confiance en soi par contre).
Ce voyage m'est revenu en tête aujourd'hui grâce aux magnifiques photos de Thierry Tournié qui illustrent ce billet et qui représentent Melbourne telle qu'elle est dans mon souvenir.
Au clavier, Tiphanya, étudiante, auto entrepreneur, maman, rêveuse, gourmande.
A mes côtés, souvent aux fourneaux (mais il fait des vrais repas, demandant un temps de préparation beaucoup trop long pour
figurer sur ce blog), mon namoureux. Et grâce à l'équation 1+1 = 3, nos aventures se vivent maintenant avec MiniN, une demoiselle née en novembre 2011.
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Enfin pour lire tranquillement mon autre blog (consacré à mon deuxième amour : les livres), c'est par
ici que ça se passe.
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