Quantcast
Jeudi 20 décembre 2012 4 20 /12 /Déc /2012 08:00

La période de Noël est pour moi la saison idéale pour bricoler, créer et offrir. Et cette année j'ai été occupée par plusieurs petits projets, toujours simples à faire et très économiques.

 

Notre appartement ne nous permet pas d'avoir de sapin. Alors le meuble qui accueille la télé, a vu cette dernière perdre de son importance pour accueillir un sapin de papier, un père Noël, son traineau et une très belle étoile offerte par ma grand-mère en souvenir de son voyage en Terre Sainte (symbolisant la crèche).

noel 2012

Le sapin a été réalisé à partir d'un catalogue de jouets en suivant les indications trouvées chez RoseandCook. On lui a trouvé un petit socle (le couvercle d'un ancien bougeoir) et une petite étoile (issu du même bougeoir). Le seul défaut de ce sapin est son équilibre. Du coup, j'ai emballé quelques petits trucs pour créer des faux cadeaux soutenant le tout.

A côté se trouve un Père Noël sur ressort accompagné de personnages en papier. Ces paper toy japonais sont à télécharger et imprimer gratuitement par l'intermédiaire du site paper toys art (une mine d'or qui ruinera votre imprimante). En dessous, les restes d'une guirlande achetée il y a quelques années pour deux sous et transformée en calendrier de l'avent.

 

Quelques cadeaux sont aussi fait maison. Tout d'abord, le plus fun, les boules de bain pétillantes, à l'aide des indications de Martha Stewart. Je n'ai pas réussi à prendre une seule jolie photo. Nous avons fait un seul parfum, mais deux couleurs (d'ailleurs en doublant les proportions nous avons rempli 6 pots de confiture...). La forme était imposée par nos bacs à glaçon. J'ai ajouté une jolie étiquette et un ruban coloré sur chaque pot de confiture boules de bain pétillantes, avant de les emballer.

Le résultat pétille très doucement, mais ça sent bon et ça colore également l'eau du bain (mais pas la peau).

 

Autre idée très simple : des gants de cuisine. Tellement simple que je vous donne le tutorial de suite.

 

Matériel :

environ un carré de 30cmx30cm de chaque tissus suivant.

  du tissus type ameublement pour l'extérieur

 du rembourrage (pas l'idéal), du tissus éponge, bref du tissus épais qui peut venir d'un vieux pull/pantalon/etc

  du tissus pour la doublure

  une machine à coudre

 

Faites le tour de votre main + 4cm. Prévoyez trois épaisseurs en double, soit l'extérieur, l'isolant et la doublure.

Assemblez d'abord le tissus extérieur, endroit contre endroit, la couture à un centimètre du bord.

Puis assemblez l'isolant et la doublure, en mettant la doublure endroit contre endroit (et donc l'isolant sur l'extérieur).

Retournez l'extérieur et glissez-y l'isolant et la doublure. Assemblez le tout en réalisant l'ourlet du poignet. Avant de fermer l'ourlet, vous pouvez prévoir un petit ruban pour accrocher facilement votre gant.

 

Mon dernier projet du moment (et probablement de l'année) est nos trois bottes/chaussettes à suspendre devant la cheminée que nous n'avons pas ! J'ai acheté trois tissus sur le thème de Noël, un vert, un rouge et un blanc. Chaque chaussette est dans une seule couleur, mais se décore d'une bordure de l'un des deux autres tissus. Je suis encore impressionnée d'avoir ainsi réussi à coordonner les motifs.

Je me suis fortement inspirée de ce modèle, tout en dessinant mon propre patron. J'ai tout de même ajouté sur l'une des chaussettes un joli noeud en velour, récupéré sur une robe déchirée/vieillie. Pas de photo pour le moment, mais j'essaie de me rattraper lorsque les trois seront finis (il ne m'en manque qu'une seule).

 

Je ne reçois que très rarement des cadeaux fait mains, alors je suis curieuse de savoir si je suis une extraterrestre ou si vous aussi prenez le temps de faire vos cadeaux.

 

Par Tiphanya - Publié dans : Home made
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 17 décembre 2012 1 17 /12 /Déc /2012 08:00

Deux temps cohabitent et j'ai tout à la fois l'impression de courir, d'être pressée, en retard, surchargée, et celle d'avoir le temps de flâner, éplucher une clémentine en regardant par la fenêtre, passer la soirée devant Rebelle. Deux temps, deux rythmes et des envies et des projets qui s'entrechoquent. Réussir à installer notre décoration de Noël minimaliste, à mettre à jour tout mon corpus de recherche pour mon master, à cuire un tajine de poulet. Mais être incapable de préparer des petits gâteaux à la noix de pécan, de téléphoner pour la énième fois pour faire une observation dans une "école" pour migrants adulte.

 

Deux rythmes, marqués ponctuellement par le silence relatif de mon appartement. MiniN (13 mois) fait la sieste. Une sieste à la durée variable, mais peu importe, certains jours 45 minutes m'offrent bien plus que les 2h du lendemain. Mais son sommeil n'explique pas tout, et peut-être même n'explique rien. La regarder marcher en découpant quelques paper toy, dernière touche de décoration. Puis écouter pour la centième fois (au moins) les tambours japonais grâce à internet, ou un court morceau de clarinette dans l'un de ses livres musicaux. Et rapidement improvisé des pancakes pour le goûter.

 

En ce moment je rêve de sorties au cinéma, de pain maison et pourquoi pas de fondue et de marathon télé (hum, des dramas romantiques). Mon sens de l'organisation est toujours là, mais j'ai perdu ma capacité à établir des priorités, à faire le tri entre le quotidien obligatoire, l'arrivée de Noël, les études, la fantaisie, le boulot. Les obligations, les sériosités, restent en attente, un peu plus nombreuses chaque jour. Peu importe, mon sapin est en place, il y a même une étoile à son sommet et Casse-Noisette en fond sonore.

 

Mon blog somnole, non il n'entrera pas en hibernation, il hésite entre deux rythmes, la frénésie et la torpeur.

 


noel-2012.jpg

Par Tiphanya - Publié dans : Tranches de vie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 7 décembre 2012 5 07 /12 /Déc /2012 08:00

J'ai beau savoir qu'il existe des blogs sur à peu près tout et n'importe quoi, lorsque j'ai découvert l'univers des blogs beauté, j'en ai pris plein les yeux. Surtout que je n'étais pas sur n'importe quel blog, mais sur des blogs ne parlant que de vernis à ongle. Oui, oui, je vous assure, cela existe !

Le problème, c'est que le vernis à ongle, c'est contagieux. Et si je ne vais que sur un seul et unique blog, il se trouve que c'est un copine qui le tient et qu'à chaque fois que je la vois, elle a de très beaux ongles, sa fille de deux ans a de très beaux pouces (une façon pour la maman de se donner une bonne conscience, elle ne met du vernis que sur les pouces de sa fille) et elle me raconte ses aventures verniesques.

 

J'ai ainsi découvert un univers très loin de mon propre quotidien. Pouvez imaginer que tandis que certains sont heureux d'un calendrier de l'avent offrant un petit chocolat tous les jours, d'autres s'amusent avec un calendrier ne contenant que des vernis à ongle... Mon choix est vite fait, j'aime trop le chocolat.

 

Ainsi Bifidus Inactif (dénonçons la, au point où j'en suis) est l'heureuse propriétaire de ce calendrier (de la marque Ciaté). "Adulte, mature et sans aucun besoin de compter les jours avant Noël", elle a commencé à ouvrir le fameux calendrier en novembre, pour ouvrir une fenêtre un jour sur deux. Ce qui explique que la semaine dernière, autour d'un délicieux thé, je me suis retrouvée à fantasmer devant une collection de vernis à faire pâlir n'importe quelle boutique.

 

Depuis que la folie du vernis la saisit, j'ai déjà acheté un vernis magnétique bleu nuit, je traîne dans les rayons des produits de beauté, j'envisage ma tenue en fonction du vernis que j'ai envie de porter (ouf, je n'en mets pas souvent et je n'ai pas encore entrepris de faire des dessins).

Accro aux vernis, Bifidus Inactif l'est. Mais je n'arrive toujours pas à savoir si elle m'a offert un vernis issu de son calendrier de l'avent par générosité ou par machiavélisme, espérant me convertir plus rapidement. Car le lendemain de cette séance de thé, un mail m'attendait : je devais prendre mes ongles en photo pour la série de billets qu'elle publie au rythme de l'ouverture officielle du calendrier... Aujourd'hui, 7 décembre, les heureuses propriétaires de ce calendrier voit donc la vie en rose.

 

Le monde des blogs de vernis à ongle est exigeant. La photo doit contenir mes ongles et le flacon. Je dois vous signaler que j'ai du mettre trois couches, pour au final regretter de ne pas m'être arrêtée après la première. Un rose, pas assez doux et matifiant, un rose parfait sur du noir.

 

SL378394.JPG

Non, vous n'est pas sur un blog de beauté, promis je ne recommencerai pas. Mais par curiosité, combien d'entre vous, vernis régulièrement ses ongles ?

Par Tiphanya - Publié dans : Mode
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 5 décembre 2012 3 05 /12 /Déc /2012 16:32

La semaine dernière se terminait pour moi un "stage" de deux mois en tant que prof de FLE (français langue étrangère). Ce n'était pas ma première expérience. C'était histoire de bien commencer ma deuxième année de master. Pour faire le point aussi.

 

Jusqu'à présent j'avais travaillé dans trois écoles, l'une sans fenêtre, l'autre sans aucun livre et la dernière sans l'électricité. Quoiqu'à la réflexion la première ne devait pas avoir l'électricité non plus. Et j'ai donné pas mal de cours privé, à des Anglais, Italiens, Américains, Danois, Chinois, Malais, Espagnol et Japonais, à domicile ou dans des cafés.

C'était sympa, mais peut-être pas de là à devenir le métier de mes rêves.

 

Et c'est pourquoi tout en suivant un master 2 et en faisant pousser une petite aventurière d'un an, j'ai décidé de me lancer comme auto-entrepreneur comme consultante voyage. Un boulot rassurant car il consiste à faire que ce que je sais déjà faire et que j'ai déjà fait. Un boulot qui me demande surtout de construire mon carnet de clientèle.

 

Mais il y a ce stage que je viens de terminer. Avec une clientèle asiatique, adulte, exigeante, dans une vraie école. Je n'avais pas de salle de classe, rien qu'un hall d'entrée. J'ai régulièrement découvert que certaines personnnes assises dans un coin assisté à mon cours lors de la distribution des photocopies. "Madame, je n'ai pas !". Ce côté informel du hall donne l'illusion que les élèves peuvent arriver à n'importe quelle heure, mais aussi partir quand ils veulent.

Malgré tout, j'étais dans une vraie école avec un tableau blanc, des marqueurs, un projecteur relié à un ordinateur portable (bon le mien, mais quand même) et même la possibilité d'avoir du son !!!! Il y avait aussi une vraie salle des profs avec des manuels et des photocopieuses.

En deux mois, certains étudiants ont appris à arriver à l'heure ou à s'excuser pour leur retard. D'autres ont appris à rester jusqu'au bout ou alors à ne pas venir du tout. Je n'arrive pas à savoir si je leur ai apporté beaucoup. Un constat me rassure, le précédent stagiaire n'avait que trois élèves à son cours lors de son dernier jour. J'ai fini avec mes effectifs quasiment intacts. Un élève (qui tient un restaurant coréen que je veux absolument tester, un autre prof en ayant vanté les mérites), m'a même remis un cadeau.

Et surtout, surtout, j'ai adoré faire ça. Choisir des dictées rentrant dans le thème de la semaine (alors que je déteste le principe de la dictée), bricoler des recettes, faire le "guide" à la sortie culturelle du mois, expliquer l'art du SMS, etc.

 

Alors maintenant j'hésite, est-ce que j'ai envie d'être consultante ? Alors que mes premiers ateliers ont été annulé et que mon site internet est mort ? Après avoir passer des heures sur un logo, une mise en page, des tarifs, etc ? Je ne sais pas.

Est-ce que j'ai envie d'être prof de FLE ? Oui, mais encore faut-il trouver du boulot sur Paris.

 

Affaire à suivre.

Par Tiphanya - Publié dans : Enseigner une langue étrangère
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 3 décembre 2012 1 03 /12 /Déc /2012 08:00

apprentis polyglottesCe billet est écrit dans le cadre du rendez-vous mensuel des apprentis polyglottes. Si vous souhaitez participer, laisser le lien de votre billet en commentaire.

 

La satisfaction de savoir et donc de pouvoir communiquer.

 

Depuis ma déception début octobre concernant mon cours de japonais, je n'ai rien fait. Les langues étrangères sont exigeantes, demandent que l'on pense à elles tous les jours, sinon boudent et s'éloignent de nous, ne nous laissant qu'un vague espoir de réconciliation après de nombreux efforts.

 

Mais par le biais d'un stage de deux mois que je viens de terminer, c'est le japonais qui est venu vers moi. Mes élèves étaient tous des adultes avec des niveaux en français bien supérieurs à mon niveau de japonais, d'origine chinoise, coréenne et japonaise. Tandis que j'ai adoré enseigner le français dans le quartier de l'Opéra à Paris (enfin, après une semaine de stage j'ai essayé d'ignorer le quartier pour ne pas finir totalement ruinée), j'ai fantasmé devant ces polyglottes qui ne voyaient en moi qu'une source de savoir, quand je ne voyais en eux qu'une source de jalousie.

Celui-ci s'excuse de son français, qu'il n'a pas le temps de travailler car il est coréen mais travaille dans un restaurant japonais et donc ne parle que japonais en dehors de l'école... Celle-ci qui est chinoise, parle un anglais parfait et un français vraiment pas mal. Mais aussi les autres professeurs, parlant vietnamien, ou japonais, ou ...

 

Alors bien sûr en classe, je ne parle que français, accompagné d'une bonne dose de dessins et d'imitations pas toujours des plus convaincantes. Mais autours de la machine à café ou lors d'une des visites que j'ai guidé, le lien entre prof/élève évolue, le but est de communiquer, de se comprendre. Et pour reprendre les mots d'une autre stagiaire, au sens mélodramatique fort, utiliser l'anglais ou le japonais, « ça peut vous sauver une vie ». Alors ici et là, toujours en pointillé, ma mémoire a été soumise à un dur exercice, celui de retrouver des mots, des bribes de phrases en japonais, pour transformer un visage interrogateur et poursuivre la discussion.

 

C'est ma façon de concevoir les langues étrangères, au contact des autres. Ici à Paris, le contact direct, l'échange avec la langue japonaise, mais aussi ces autres langues que j'ai apprises et qui s'effacent petit à petit (allemand, italien, swahili), me manquent. Il n'y a que l'anglais que j'entretiens, et encore, pas assez à mon goût.

Je me demande également comment introduire ma fille, du haut de ses 1 an, à ce monde de langues étrangères, à toutes ces sonorités chantantes. Je n'ai pas encore de solution, pas de vrai projet pour la poursuite de mon apprentissage, mais malgré tout, je continuerai à vous proposer ici chaque premier lundi du mois, mes réflexions sur les langues, mes découvertes, mes rencontres.

 

Je serais ravie (car intarissable et curieuse sur le sujet), de connaître votre avis, vos occasions de parler dans une autre langue que celle du quotidien.

Et n'hésitez pas à aller lire le billet d'Evertkhorus.

Par Tiphanya - Publié dans : Apprendre les langues étrangères - Communauté : voyages et rencontres
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Mais qui suis-je ?

Au clavier, Tiphanya, étudiante, auto entrepreneur, maman, rêveuse, gourmande.

A mes côtés, souvent aux fourneaux (mais il fait des vrais repas, demandant un temps de préparation beaucoup trop long pour figurer sur ce blog), mon namoureux. Et grâce à l'équation 1+1 = 3, nos aventures se vivent maintenant avec MiniN, une demoiselle née en novembre 2011.

 

Pour en savoir plus sur moi jettez un oeil . Vous pouvez également découvrir ma to-do-list et me suivre sur facebook et pinterest
Enfin pour lire tranquillement mon autre blog (consacré à mon deuxième amour : les livres), c'est par ici que ça se passe.

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés